Nos publications

Requis du STO en Châtelleraudais, Colbert Lebeau victime du travail obligatoire en Allemagne

7 août 2019

Le secteur châtelleraudais a été particulièrement ponctionné par les mesures du Service du travail obligatoire en Allemagne en raison de la présence de la manufacture d’armes : plus de 1000 ouvriers ont été transférés vers les usines du Reich pour remplacer les Allemands envoyés au front. Colbert Lebeau, employé de banque, fait partie des requis. En tant que membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), il pense pouvoir aider les autres jeunes travailleurs à pratiquer leur engagement. Mais il subit le coup d’un décret nazi qui le condamne pour subversion à la déportation. Il ne reviendra pas. Reconnu par le pape comme Martyr du XXe siècle en 2000, son dossier fait l’objet d’une procédure de béatification.

Déportés JOC Relève Résistance Service de Travail Obligatoire STO

Geneviève Pauquet – Auschwitz matricule 31794, une des deux survivantes des 230 femmes résistantes du convoi du 24 janvier 1943

23 mai 2015

Geneviève Pauquet, est née en 1922 en Pologne. Elle arrive avec ses parents ouvriers agricoles en 1927 dans la région parisienne.
En 1942, elle travaille dans une petite entreprise de postes radio à Paris. Son patron qui répare des postes émetteurs pour la Résistance est dénoncé. Elle-même, qui les livrent, est arrêtée par la Gestapo le 7 novembre 1942.
Depuis 2000, elle réside à Poitiers.

Itinéraires Résistance

Irène Bruneau, déportée et les familles engagées dans la Résistance dès les années 1940 à Archigny (Vienne)

28 janvier 2013

Léon Bruneau, de la classe 1907, est rappelé sous les drapeaux par le décret de mobilisation du 1er août 1914, et participe à la campagne contre l’Allemagne. Blessé dans la Meuse le 25 aout 1915, par une balle à la main droite et à la cuisse, il est amputé d’un pouce et maintenu jusqu’au 4 juillet 1917(1). Dès son retour, il fonde une famille avec Irène Delaveaunée le 20/1/1896 à La Roche-Posay, et fait prospérer l’exploitation agricole de 80 hectares à Chaumont -86- Archigny. Il s’engage dans la vie associative rurale et est élu conseiller municipal d’ Archigny. Il est délégué pour administrer en 1940, la fraction en zone libre à l’ Ecole de la Croizace, antenne de la mairie d’Archigny.

Arrestations Déportés Femmes Mouvements et réseaux Résistance

La ligne de démarcation dans la Vienne – Témoignage de Jeanne Thévenet-Rémondière

10 juin 2012

Le 25 juin 1940, L’Armistice Franco-Allemand tirait le rideau sur l’une des plus terribles défaites de la France. Les termes de l’acte imposé par les vainqueurs consacraient leur occupation des 2/3 du territoire Français, divisant le pays en une zone occupée par les troupes allemandes et une zone non occupée, dite « zone libre », laissée à l’administration du gouvernement français mis en place par le maréchal Philippe Pétain début juillet 1940. Les deux zones étaient séparées par une vraie frontière, nommée ligne de Démarcation, qui allait, d’est en ouest de la Suisse vers la Touraine puis du nord au sud, de la Touraine à l’Espagne. Dans la Vienne, elle arrivait d’Indre-et-Loire à la Haye Descartes, puis suivait la rivière « La Creuse » jusqu’à La Roche Posay. Ensuite elle traversait le département de la Vienne par Pleumartin, Archigny, Bonnes, Jardres, Tercé, Dienné, St Secondin, Saint-Martin L’Ars, Mauprevoir, entre autres communes , en tout, 17 communes dont 9 avec le chef-lieu en zone non occupée, (Z. N. O.)

Arrestations Femmes Ligne de démarcation Passeurs Résistance

Georges Angéli, un exemple de résistance à Buchenwald

1 octobre 2011

Georges Angéli, bien que pacifiste par nature, s’engagea le 18 juillet 1939 pour trois ans. En septembre éclata la « Drôle de guerre » puis vint la débâcle. Il fut embarqué pour l’Algérie sur le « Champollion ». Au cours de la traversée, il apprit le 23 juin 1940 le « cessez le feu ». Il devint alors selon son expression « militaire civil » pour terminer les deux ans de son engagement. De retour en France, il fut requis par l’organisation Todt à la Pallice en septembre 1942. Il déserta de ce travail obligatoire en avril 1943 et devint clandestin comptant rejoindre les forces combattantes par l’Espagne. Il fut arrêté le 7 mai 1943 et déporté à Buchenwald du 28 juin 1943 au 26 avril 1945. Il termina sa vie à Châtellerault et décéda en 2010.

Itinéraires Réfractaires Résistance