Palmarès départemental : catégorie collège, devoir individuel. -2-

jeudi 23 novembre 2006 dans Palmarès
Contenu de la copie de Mathieu Issartel élève du Collège Camille Guérin - Vouneuil sur Vienne
Sujet n° 1 : Rédaction d’un devoir organisé : « Résistance et monde rural ».





Juin 1940. La France vient de signer l’armistice avec les nazis et le gouvernement de Vichy est instauré quelques mois plus tard. Beaucoup de français sont encore sous le choc d’une défaite rapide due à des tactiques militaires obsolètes.

Cependant quelques hommes et femmes n’acceptant pas que la France soit occupée par les nazis menèrent un combat sans merci à l’agresseur jusqu’à la libération de leur patrie chérie.

Au tout début de l’occupation allemande, les premiers actes de résistance étaient plus ou moins isolés et furent plutôt symboliques : par exemple le fait de se comporter comme exaspéré lorsque l’hymne national allemand retentit. Puis, par la suite, ces petits actes de résistance furent diversifiés et plus ou moins risqués : mutisme face aux sollicitations allemandes, arrachage d’affiches, distribution de petits tracts incitant la population à ne pas collaborer jusqu’à la transmission d’informations aux alliés dur les positions, les patrouilles et les effectifs de l’armée allemande.

Pendant ce temps, Vichy mit en place la « politique du retour à la terre ». Ceci avait pour but d’inciter la population rurale à augmenter le rendement de la production agricole. En effet, ceci devait permettre de pouvoir fournir l’armée allemande en vivres ce qui déplut fortement aux paysans. Et par la suite, ceux-ci commencèrent à cacher leurs réserves de nourriture suite aux volontés du maquis qui voulait ralentir l’effort de guerre allemand. Il faut savoir que dans le milieu rural, ce sont les paysans qui ont nourri les maquis. C’est en fait à cause des abus de Vichy que beaucoup de paysans aidèrent la Résistance.

Plus les allemands s’éternisaient sur le sol français, plus les façons de résister se développèrent et se diversifièrent. Dès la mise en place de la ligne de démarcation, les « passeurs » firent leur apparition.

En effet, ces résistants portaient bien leur nom car ils avaient pour but de faire passer la ligne de démarcation aux personnes recherchées par les allemands : les réfractaires au S.T.O., les juifs, les communistes, etc.…

Dans la Vienne, M. Paul Billard et M. Robert Villermé menèrent un petit réseau de passeurs : « Le rond du chêne » qui se composait de ces deux personnes et de la fille de M. Villermé. De plus, dans ce département, la présence de la ligne de démarcation qui passait entre Poitiers et Chauvigny développa fortement le nombre de passeurs.

Durant les années 1942-1943, Vichy instaura le Service du Travail Obligatoire qui visait à envoyer de jeunes français travailler en Allemagne. Mais heureusement la grande majorité des personnes visées refusèrent de coopérer et s’enfuirent pour ne pas faire le S.T.O. . Ces réfractaires avaient pour choix de soit rejoindre les maquis, soit de passer la ligne de démarcation.

Aussi, les allemands voulurent imposer aux citoyens français l’hébergement de ses soldats et de ses fonctionnaires. Beaucoup refusèrent et faisaient là aussi de la résistance. Le refus de livrer ses récoltes aux allemands était une autre forme de résister. Et bien sûr le patriotisme pour de nombreuses personnes à se révolter et à rentrer dans la résistance active (maquis et réseaux).

Le plus célèbre réseau de la Vienne fut le réseau Marie-Odile. Ce réseau, basé à Poitiers entretenait de nombreuses relations entre les autres réseaux ruraux de la Vienne, comme par exemple les FTP ( Francs Tireurs et Partisans Français) qui, issu à l’origine des communistes fut investi autant par les communistes que par les réfractaires au S.T.O. et les juifs. Ces petits réseaux très mobiles n’étaient pas constitués de personnes coupées du monde contrairement aux Maquis. Le responsable des F.T.P. au niveau de la Vienne était M. Fuseau.

En opposition aux maquis, ces réseaux avaient pour rôle d’inciter les gens à ne pas aller au S.T.O., de distribuer des journaux clandestins et de fabriquer des faux papiers. Bien entendu ils participaient quand même à des missions de sabotage.

A partir de 1943 et 1944 naissaient les maquis. Ils étaient une sorte de force armée de la Résistance qui était composée de personnes vivant dans la totale clandestinité. En majeur partie c’était les réfractaires au S.T.O. et les communistes qui les composaient mais il y avait aussi des juifs et des chrétiens. Les maquis étaient totalement dépendants des autres réseaux. Il fallait trouver des armes et de la nourriture pour pouvoir les faire vivre. La nourriture, c’était les paysans qui s’étaient révoltés contre Vichy qui la fournissaient et c’était aussi souvent les F.T.P. qui leur transmettaient. Pour les armes, c’était l’Angleterre qui les envoyait. Pour cela, il fallait baliser un terrain la nuit pour permettre le parachutage des containers qui étaient remplis d’armes et de vivres. Les armes parachutées étaient des armes faciles à monter et à démonter pour pouvoir les cacher (ex. : Stern MKII). Le plus important maquis de la Vienne fut le maquis « Amilcar ».

Les maquis étaient composés d’environ 60 hommes, ce qui demandait une organisation précise et minutieuse.

Les principales actions des maquis étaient les missions de sabotage (voie ferrée, poteaux téléphoniques et les attentats contre les officiers allemands par exemple). Les maquis étaient en liaison avec le chef de la France Libre : le Général de Gaulle.

Les liens établis entre le monde rural et le monde urbain étaient primordiaux pour l’existence de la Résistance.

L’avantage du milieu rural était que les contrôles allemands étant rares et difficiles à faire, des personnes haut placées dans la Résistance urbaine pouvaient se cacher en campagne grâce aux actions de leurs confrères de ce milieu. M. Fuzeau était par exemple chargé de trouver un lieu où ces personnes pourraient trouver refuge.

Et, en parallèle, les résistants du milieu urbain permettaient de transmettre des informations vitales aux résistants urbains sur les frappes allemandes anti-maquis.

Conclusion :

Réfractaires, paysans, notables (maires, profs, gendarmes, curés) et maquisards ont tous contribué à l’instauration d’une résistance efficace et structurée qui a permis la libération de la France. Ces personnes combattirent l’oppresseur allemand de toutes les manières en commençant par protéger les personnes recherchées jusqu’au sabotage de voies ferrées tout en passant par les représailles envers les collaborateurs. Hélas, l’histoire a beaucoup assimilé le maquis comme principale forme de la résistance alors qu’en réalité c’est l’ensemble des différentes formes de la résistance qui ont permis l’efficacité des maquis.

Mathieu Issartel ( élève de 3ème)