Pierre Sudreau ministre du Général de Gaulle, Guy Ducoloné député communiste et Georges Angéli, déportés à Buchenwald.(collection privée L.C. Morillon, don de G. Angéli)
Un exemple de résistance à Buchenwald
« Georges Angéli est déporté à Buchenwald en 1943. Il est affecté au Kommando photos. Ses investigations le conduisent à découvrir des albums renfermant des documents officiels nazis qui illustrent l’organisation d’un camp de concentration . Il répertorie les numéros des photos les plus parlantes avec l’intention de les développer quand l’occasion lui en sera offerte. Il découvre aussi dans le faux grenier des appareils photos amateurs et subtilise deux pellicules. Un dimanche après-midi de juin 1944, dissimulant l’appareil dans du papier journal, il prend des clichés du camp avec l’aide de ses camarades José Fosty, Raymond Montégut et André Maes (qui simulent une dispute pour attirer sur eux l’attention afin de laisser Georges Angéli libre de ses mouvements). Ces vues du petit camp et du grand camp, le crématoire, le poste d’entrée, l’arbre de Goethe avec la cuisine et le magasin d’habillement deviendront des témoignages accablants. »
Ces photos, prises avant la libération des camps, ont eu un retentissement international. Dès 1950 il est invité en RDA (République Démocratique Allemande) en qualité « d’ambassadeur de la France » pour présenter son album de photos. Il sera par la suite invité à Weimar et à Bonn.
Co-auteur d’un livre « Mémoire des camps 1933/1949 » avec Clément Chéroux, George Rodger et Naomi Teréza Salmon il sera de tous les combats pour perpétuer la Mémoire, fidèle ainsi à son serment de Buchenwald.
Rédigé par Louis-Charles Morillon
Sources :
In La répression dans la Vienne 1940/1944 p 72 de Louis-Charles Morillon édité par l’ADIRP de la Vienne.
Documents : collection personnelle de LC Morillon, don de Georges Angéli.