Les principaux maquis dans la Vienne

lundi 15 décembre 2003 dans Maquis
Voici la liste des principaux maquis présents dans la Vienne pendant la seconde guerre mondiale

Maquis Abel

65 résistants homologués à la libération composaient le maquis qui opéraient sur le Pont de Lussac et à Lhommaizé.


Maquis Adolphe

179 résitants homologués à la Libération (HL) sous le commandement du Lt Collin alias Capitaine FFI Adolphe qui prit contact avec l’organisation ORA du général Zeller pendant son hospitalisation à Châteauroux et forma un groupe de résistance placé sous les ordres directs du général Chaumel alias Charles Martel. 17 tués au cours d’engagements sur le canton de l’Isle Jourdain et les cantons limitrophes, notamment à Pleuville, Chauvigny et au Vigeant. Ce maquis participa à la libération de Poitiers qui marqua la fin de la résistance dans la Vienne.


Groupement Gilles Maquis Alex

Le Lt Maurice Kesler dit "Alex", recherché par la gestapo à Limoges, prit le commandement du groupe le 29 juin 1944. Le maquis opéra à Siouvres, Chauvigny, St Savin, Paizay-le-Sec.


Maquis Anatole

Le groupe "Anatole" s’est formé le 1er mai 1944 dans les forêts de "Lafat" dans le département de la Vienne sous l’impulsion de Ludovic Bonvalet et d’Alfred Bourdin. Durant leurs opérations à Chauvigny, sur le pont de Lussac et à la Roche de Bran c’est le Capitaine Latscha qui fit fonction de secrétaire général de ce groupe qui comptait 129 hommes à la Libération.


Maquis Antoine F groupement D

224 résistants HL. Maquis constitué en mai 1941 par André Ravarit (mort à Buchenwald) puis dirigé par le Colonel Blondel alias Michel. Basé dans les bois, le maquis eut 2 tués au cours d’engagements à Poitiers, Le Vigeant, Oradour-Fanais, Champagne St Hilaire et St Laurent.


Maquis La Tour d’Auvergne

246 résistants homologués à la Libération dont 3 morts au combat dans la forêt de Lussac-les-Châteaux. Maquis organisé par un chef de gendarmerie à Usson du Poitou et qui effectua plus de 380 camouflages sur les communes de Queaux, Bouresse, Uson, Joussé et St Secondin.


Groupement Gilles Maquis Baptiste

Dans le courant de l’année 1943, Jean Arnault (instituteur mort en déportation), Louis Rocher, Pierre Blanchier, Maurice Lessous et Raoul Gaschard formèrent un premier noyau de résistance. Le 6 juin, une dizaine d’éléments du groupe Baptiste prirent le maquis dans les bois de Fleix où l’effectif du groupe atteignit en quelques jours 40 hommes. 25 hommes trouvèrent la mort en venant en aide au groupe Gilles. Le groupe comptait 226 hommes à la Libération.


Maquis Bayard

386 résistants homologués à la libération composaient ce maquis basé à Civray. Messieurs Bonneau et Baillargeon entendaient reformer la résistance décapitée en septembre 1942. Bonneau fut déporté et Baillargeau mourut le jour de son arrestation par suite de tortures subies à la prison de la Pierre Levée. 5 hommes de l’équipage de Bonneau poursuivis par la gestapo se cachèrent dans la campagne où ils prirent contact avec le commandant Bonnet qui organisa la résistance. En faisant appel aux maquis voisins, le groupe D2 Bayard participa à la libération de Civray mais compta 3 tués.


Maquis compagnie Automne Bretteval

181 résistants homologués à la libération composaient ce maquis sous le commandement du Capitaine Bretteval (Lequime) qui fut chargé de mettre sur pieds une unité mobile et autonome dotée de moyens relativement puissants pour faire face aux attaques de colonnes motorisées.

Le maquis subit d’importantes pertes en matériel et en vies humaines au cours d’opérations à Poitiers, Chauvigny, Lussac-les-Châteaux et Civaux.


Maquis Brun du Groupement Gilles

135 résistants homologués à la libération composaient ce maquis qui a opéré à Iss (Antigny), Bélâbre et sur les routes de Chauvigny et de St Savin. Après la bataille de Bélâbre du 10 au 11 juillet 1944 les maquisards du groupement Gilles se retrouvèrent à Villesalem puis dans la forêt de Doussac où ils récupérèrent des armes provenant d’un parachutage. Le Colonel Gilles chargea alors le Lieutenant Brun de fonder un groupe en trouvant lui-même ses volontaires, ce qu’il fit, en se fixant au nord de Montmorillon puis à Bonnes où la population fêta la délivrance du pays par les groupes FFI du Colonel Gilles.


Maquis Charles

170 résistants homologués à la Libération, dont une quinzaine de réfractaires de la région de Champagné-Saint-Hilaire, sous le commandement du Capitaine Petignat alias Charles, formaient ce maquis . Il fut à l’origine du sabotage de la ligne Paris-Bordeaux et participa avec le maquis Renard à la libération de 18 sénégalais emprisonnés au haras de Champagné. A cette occasion, le maquis compta 4 tués.


Maquis Le Chouan

En janvier 1944, le Capitaine Cusson (Le Chouan) venant des Corps Francs du Sud-Est se présenta à l’Adjudant-Chef de réserve Pierre Glévarec. Ils créèrent le maquis "Le Chouan" qui mena des opérations dans la forêt de Lussac, à Pindray, Sillars, Lhommaizé, Bouresse, Chauvigny et Bonnes.


Maquis Cram

Le 6 juin 1944, le Sous-Lieutenant Farineau reçut l’ordre du Colonel Bernard de gagner les bois de la région de Bourg-Archambault à l’est du département. A partir de ce moment là, le groupe prit le nom de résistance de son chef (Cram) et dut organiser, entrainer et instruire les hommes. Lors des combats à Ingrandes, 7 Résistants furent fusiller sur la place de la ville ce qui fit monter les pertes à 13 sur les 246 résistants que comptait le maquis à la Libération.


Maquis Crespin

Le groupe de maquis "Crespin" se forma dans la région de La Chapelle Viviers, fin juillet 1944, à partir d’un petit recrutement de quelques volontaires de cette région. Après les combats des 4 et 5 août, ce groupe fut renforcé par une cinquantaine de volontaires venus du groupe "le chouan" dont le Lieutenant Ribreau "le Caid" qui prit le commandement de ce groupe qui comptait à la Libération 120 hommes. Ce maquis participa avec d’autres groupes aux combats et défense des passages de la Vienne entre Cubord et Chauvigny. Il opéra à Savigny l’Evescault et Bonnes.


Maquis D1 Dit Henri

250 résistants homologués à la libération composaient le maquis. Il fut formé par Albert Suire et Henri Billet qui obtinrent des armes parachutées au groupe de résistance de Civray. Les premiers éléments se regroupèrent à la ferme des Ecures à Pleuville, chez M. Raffoux. Le maquis dénombra 3 tués dans des opérations dans les bois de Charroux, à Champagné St Hilaire, Combeauseze et Civray.


Maquis Maurice Dieudonné

Ce maquis créé le 3 janvier 1944 avec des hommes des Francs Tireurs et Partisans constituait la plus grande formation résistante du département avec un effectif de 1727 personnes homologués à la libération . Il effectua des opérations à Antoigné, Vicq sur Gartempe, Siouvres, Ingrandes, Lussac-les- Châteaux, St Savin, Nalliers et Mérigny.

Il fut fondé en accord avec le Colonel Chêne alias Bernard chef du secteur nord de la Vienne. Le groupement fut complètement anéanti lors des combats de la forêt de Verrières et réduit à 5 membres. Il se reconstitua et regroupait ensuite sous son fanion les maquis de St Savin, d’Angles et Vicq sur Gartempe. L’effectif atteignit alors son maximum.


Maquis le Docteur

Constitué à l’origine de façon spontanée grâce à des initiatives individuelles comme celle du docteur Tabourdeau qui sabota le Conseil de révision chargé de l’envoi des travailleurs en Allemagne, le maquis "le docteur" se constitua courant juin 1944 et amplifia ses opérations. Le docteur Tabourdeau soigna plusieurs francs tireurs blessés au cours d’attaques et assura l’acheminement sur Montmorillon de 4 aviateurs américains. Avec ses 70 résistants homologués à la libération, ce maquis effectua des engagements à Melle, Ruffec et sur la RN 10 où eurent lieu plus de 30 embuscades ou sabotages.


Maquis Fernand

130 résistants homologués à la libération composaient le maquis. Il fut commandé par le Lieutenant Jousseaume de retour de captivité et effectua des opérations à Melle, Pliboux, Aiffres, Beauvoir et sur Niort où il y eut 5 tués.


Maquis Fracasse

Le groupe de maquisards s’installa à 3km de Montmorillon puis dans la ferme "Les Forêts" sur la commune de Saulgé. Aux premiers jours du mois d’août 1944, les effectifs du groupe atteignaient le chiffres de 126 résistants qui opérèrent surtout en renfort dans les communes de Sillars, Antigny, Le Dorat et St Julien l’Ars.


Maquis FTPF Châtellerault

Dès l’entrée des troupes allemandes à Châtellerault, ce maquis se forma sous la direction de Camille Blanzat, Eugène Pinaud, Didier Boizier, Maurice Bourgeois, Octave Charpentier, Raymond Hanin, Robert Caillard et les frères Marit (Fernand, Gaston et Albert). Ce mouvement réunissait en son sein des éléments issus de différents horizons politiques et spirituels dont le but était de gêner l’occupation allemande. L’ "Organisation Spéciale" (O.S.) s’organisa à partir du 18 octobre 1940 sous l’impulsion de Camille Blanzat alias Jean. L’OS changea successivement de nom et fut nommée "Tireurs et Partisans", puis "Francs-Tireurs" jusqu’au jour où le mouvement prit définitivement, au dèbut de 1942, le caractère d’une formation groupée sous le titre "OS-FTP". Un réseau se tissa partant d’un niveau national pour atteindre chaque commune avec des sous-niveaux interdépendants. L’organisation fut suspendue à la suite des arrestations de masse du 17 et 18 décembre 1942 qui la désorganisèrent complètement et en juin 1943 le Lieutenant-Colonel Sidou alias Antoine reprit le commandement des effectifs FTP de la Vienne qui se montaient à 309 hommes à la Libération. Les pertes furent importantes (28 fusillés et 45 déportés).


Maquis Gaël

Le maquis se composait, à la libération, de 79 résistants et opérait à Chauvigny.


Maquis Gilbert

81 résistants homologués à la Libération composaient le maquis sous le commandement du Lieutenant Guillemot alias Gilbert. Leur action se limitait au départ à la réception des parachutages et au camouflage des réfractaires au STO mais à partir du 6 juin le Lieutenant Guillemot fut désigné comme responsable des communes de Journet, Haims, Béthines et La Trimouille et forma un groupe de maquis avec lequel il participa à l’attaque de la ferme d’Hysse, au combat de Bélâbre-Chauvigny et St Savin.


Le groupe de Résistance des indépendants de la forêt de Scévolles

Entré dans la Résistance en 1943, Charles Dubois entra en relation avec le Colonel Ledoux (dit Antoine) à seule fin de constituer un maquis dans la région de Monts-sur-Guesnes. En attendant la possibilité d’acquérir des armes et des munitions, Dubois constitua un groupe de jeunes gens prêts à rentrer dans l’insurrection. En avril 1944, le Commandant Christian informa Dubois que l’heure était arrivée. Un parachutage eut lieu à la Chapelle de Lencloitre dans la nuit du 13 au 14 juillet. Les armes furent transportées par Bouc et Aramis Prinet, maire de Chouppes dans les caves de Dandesigny. Un groupe armé fut constitué avec à sa tête le lieutenant de Puytison et l’adjudant Lourdeau. Un second parachutage eut lieu le 16 août. Ce maquis prêta la main au Maquis de Scévolles jusqu’au 19 août et reprit son indépendance à la suite d’événements qui se déroulèrent à Monts-sur-Guesnes ce jour-là. 13 effectifs homologués à la Libération.


Maquis Jacky

Un groupe de jeunes, sous l’autorité et la responsabilité de leur camarade Guy Collas, le fils du notaire d’Angles sur Anglin, agissant en liaison avec les FTP du Commandant Amilcar, formèrent un noyau de résistance dans la région est de Poitiers.

Mais eu égard aux dénonciations ou aux imprudences des habitants, la résistance ne prit forme véritablement qu’en novembre 1943. Guy Collas dit "Jacky" fut blessé à la suite d’un attentat et ne put reprendre son activité que fin août 1944. Le maquis Jacky effectua de nombreux sabotages notamment sur la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux et des actions à Siouvres, La Roche Posay, Pleumartin, Chauvigny et Archigny.


Maquis Marcel Jalladeau

Le groupe commandé par le Capitaine Jalladeau n’a été formé officiellement qu’en décembre 1943. Cependant, dès 1942 ses membres participèrent à des opérations de camouflage de munitions ou de matériel de guerre ainsi qu’à la récupération de plusieurs réfractaires ou réfugiés susceptibles d’être enrôlés par l’ennemi. Le groupe s’étoffa rapidement et les nouvelles unités formèrent le premier noyau qui permit de constituer le groupe de 347 hommes dont le Capitaine Jalladeau prit le commandement le 3 juin 1944. Le maquis opéra à La Combe d’Adriers, à Leignes, à La Bernerie et sur la route de Ruffec à Civray où 3 résistants sont morts.


Maquis Jean

Ce maquis était composé de 217 résistants basés dans la région de Montmorillon. Sous les ordres du Commandant La Chouette, le maquis se forma près de la ferme de Juillet sur la commune de Saulgé. Ils opérèrent à La Puye, Lussac-les-Châteaux et sur la route de Poitiers-Bonnes où ils détruisirent plusieurs véhicules.


Maquis Joël

177 résistants composaient ce maquis. Le maquis est issu d’une coupure en deux d’un maquis trop important commandé par les capitaines Guénot (Fifi) et Colin (Adolphe). En juillet 1944, le Colonel Blondel décide de prendre Fifi avec lui et nomme le Lieutenant de Crisenoy pour le remplacer à la tête du maquis Joel qui devient par la suite "maquis C du groupement D". 2 tués au cours d’engagements au Vigeant, à St Maurice, Pleuville et Vivonne.


Maquis Lagardere

Le maquis Lagardère fut fondé par André Baudinière en octobre 1940 (il se fit appeler Lagardère pour les besoins de la clandestinité). Il fut très efficace dans les opérations de sabotage d’usines, dans le passage de la ligne de démarcation et opéra dans tout le département.


Maquis Maingard

Le major Maingard dit "Major Samuel" est né à l’Ile-Maurice le 21 octobre 1918 d’une vieille famille d’origine française. Ses études commencées à l’Ile-Maurice se poursuivent à Londres. En 1940, agé de 21 ans, il s’engage dans le SOE qui est une organisation anglaise secrète fondée en 1940 pour ébranler la machine de guerre allemande chargée d’opérations spéciales dans les territoires occupés. Au sein du SOE, le major Samuel fait rapidement ses preuves. Sa première mission en territoire occupé se situe en avril 1943. Il est parachuté dans la région de Tarbes afin d’organiser son réseau de Résistance en compagnie de Southgate. Sa seconde Mission l’amène à Châteauroux, en compagnie du Squadron Sonthgate, alias Hector. Il est alors chargé des opérations radio jusqu’au 14 avril 1944, puis devient l’adjoint du commandant Southgate. Celui-ci est arrêté le 1er mai 1944 et le major Samuel lui succéde. Du 1er au 6 juin 1944, Samuel ayant pris contact avec les maquis de l’Indre, assure leur armement par de nombreux parachutages. A la mi-mai il prend contact avec la Résistance du Montmorillonnais. Les SAS du capitaine Tonkin le rejoignent. Le major Samuel est chargé d’appuyer son action dans la Vienne. Ce dernier se présente le 8 juin à l’Etat Major du Colonel Bernard à la ferme du Léché en Montmorillonnais. Deux Français, accompagnent le major Samuel : les frères Hirsch (Jacques et Pierre) qui sont ses radios et ses agents de liaison. La zone d’action du major Samuel, couvre non seulement la Vienne mais aussi la Haute-Vienne, le Nord des Charentes et des Deux-Sèvres. Pendant la période des opérations, le major Samuel fit preuve d’une grande impartiabilité et surtout d’une grande efficacité.


Les maquis

Dans le département de la Vienne opérèrent 51 maquis. Le 5 septembre 1944, on dénombrait 11 500 résistants actifs sur 200 000 adultes environ. Le maquis représentait une unité d’action. Plusieurs maquis formaient un groupement.


Maquis Groupe Marc

217 résistants composent le maquis. Ce groupe est formé à l’intérieur du groupement Gilles du Lieutenant Colonel Ferron qui opère à Sillard, Bélâbre, Journet, St Savin et Chauvigny. Le 8 août par exemple, le groupe attaque sur la route de St Savin à Ingrandes un convoi ennemi, tue 8 Allemands dont un commandant de la Kriegsmarine, capture 10 prisonniers, prend 3 camions, une voiture légère et en brûle deux autres.


Maquis Martial

180 résistants composèrent ce maquis. Ils opérèrent à Romagne et au moulin de la Zueille.


Maquis Marcel Maujean

76 résistants composèrent ce maquis. 17 sont morts au combat pendant des opérations à Bélâbre, Ingrandes, Verrières et Lussac. Marcel Maujean participa à divers engagements avec le Capitaine Gilles et le Capitaine Chène (Bernard) et constitua un maquis armé le 6 juin 1944. Le groupe se scinda en deux et Marcel Maujean s’installa dans les bois dits de la Petite Ville sur la commune de Journet puis se fixa à Béthines et enfin à Lussac-les-Châteaux.


Maquis Maurice

Formation provisoire en 1943 sous les directives du lieutenant colonel Sidoux et du commandant Benoit, alias Christian. En février 1944, formation du groupe Bâche, alias Maurice, et Papineau alias Bernard, par les commandants Christian et Noël, secteur 16.

Le Maquis Maurice était actif de Saint-Savin à Mirebeau-Lencloitre ainsi que sur la ligne Poitiers-Niort et jusqu’à la ligne Parthenay-St-Maixent.

Après la libération du département de la Vienne, es volontaires ont rejoint le 125e R.I sur le Front de La Rochelle. Effectif homologué à la libération : 127 personnes (7 officiers, 18 sous-officiers, 102 hommes).


Maquis Mazier

En mars 1944, un petit noyau de résistance reçut quelques parachutages d’armes dans la région de Lussac-les-Châteaux. Le 1er juillet les Résistants et réfractaires camouflés dans les fermes se réunirent et formèrent un groupe de maquis qui prit le nom d’un de leurs amis fusillé par les Allemands dans les Ardennes : Mazier. Il participa à plusieurs combats et coups de main en se cantonnant dans les bois, sur la rive droite de la Vienne entre Lussac et Persac où il organisa la défense des têtes de ponts. Il comptait 245 hommes à la Libération (dont 7 morts).


Groupe Musso

Le Capitaine Musso refusa de servir le gouvernement de Vichy en août 1940 et se fit mettre en congé après l’armistice.

Il devint le 1er juillet 1942 chef du réseau Centurie pour le secteur de la Vienne et forma en 1943 un groupe qui mena des actions à Savigny l’Evescault, Mignaloux, Charroux, L’Isle Jourdain et Quinçay. 13 résistants furent déportés.


Maquis Nimbus

Le maquis se composait de 123 résistants homologués à la libération.

Le groupe fut constitué à Montmorillon par des Gardes Mobiles sous le commandement du Lt Nimbus.

Il stationna à Lussac jusqu’à la Libération de Poitiers. Le maquis effectua des embuscades, fit des prisonniers, prit du matériel et participa à de nombreux combats. Son centre d’action se trouvait dans le triangle Poitiers-Chauvigny-Lussac : aucun tué ni blessé.


Maquis Noël

Issu des petits groupes de FTP qui combattaient sans liaison sur tout le territoire de la Vienne depuis 1942, le maquis Noël opérait dans la région de St Sauvant-Rouillé-Lusignan. A Rouillé, la libération d’un camp de détenus politiques fit monter les effectifs à 408 Résistants. Leurs actions débutèrent en mars 1944 pour atteindre leur paroxysme à partir de juin 1944. Il y eut 47 morts pendant des engagements couvrant l’ensemble du département.


Maquis Groupe Paul

Comme le maquis Noël, le groupe Paul naquit début 1944 d’éléments dispersés et clandestins. Son action consista tout d’abord à organiser la propagande pour le recrutement, à monter des filières de passage en zone libre pour les prisonniers évadés et à camoufler les réfractaires. D’une vingtaine de volontaires, le groupe passa à 120 en mai 1944, pour atteindre 237 en juin 1944 et effectua des engagements à Poitiers, à Rouillé et sur la N10 de Chaunay.


Maquis Pierrot FTPF de Poitiers

Ce groupe fut formé en janvier 1941 par le responsable national Favrault qui chargea Clotaire Maupin et Pierre Quintard de former le groupe en liaison avec Camille Blancin de Châtellerault. Récupérant des armes jetées dans les rivières et les étangs pendant la débâcle de 1940, le maquis commença son action dès juin 1940 et effectua des sabotages à Poitiers et dans les alentours pendant toute la période de l’occupation . 21 résistants furent tués et 10 déportés.


Maquis Renard

Le maquis était composé de 372 résistants homologués à la libération sous les ordres d’Edmond Bernard alias Renard. Le groupe attaqua le camp de Champagné St Hilaire pour libérer 16 sénégalais mais perdit 7 hommes, nombre qui monta à 10 à la Libération.


Maquis Robert

Une farouche volonté d’opposition à l’occupant doublée d’une intense propagande directe verbale et indirecte par les tracts caractérisait Robert et sa femme qui sont à l’origine d’actions de sabotages et de lutte contre la déportation et le STO. Ils créèrent en mai 1942 un groupe FFI qui compta au départ plus de 200 hommes et qui opèra à Bonneuil-Matours, Châtellerault et Clairvaux.


Maquis de Scevolles

René Mabileau abandonna ses études dès le début de 1944 pour se réfugier à Champigny-sur-Veude dans l’Indre et Loire où il se rendit compte qu’il allait pouvoir organiser un réseau de résistance. Il chercha des appuis financiers, moraux et aussi quelques conseils. Il commença son travail de prospection avec Charles Savaton, l’Adjudant-Chef Chansat et son beau frère Dureau.

Le groupe s’organisa, installa son PC au Châteaux du grand parc à Champigny-sur-Veude et atteignit un effectif de 840 hommes à la Libération. Leurs opérations firent 23 morts pendant des engagements à Scévolles, Champigny-sur-Veude et sur la route de Châtellerault à Richelieu.

Il existait aussi un groupe de 13 résistants indépendants à Monts-sur-Guesnes créé par Charles Dubois et qui aida le grand maquis de Scévolles.


La formation Claude et Emmanuel

Vers octobre-novembre 1942, à la demande du Capitaine Delaitre, le Lt Georges Petit accepta de créer (avec les Adjudants-Chefs Martin et Pecher qu’il avait à son service) le noyau AS (Armée Secrète) pour la Vienne zone Sud.
Martin et Pecher furent chargés de constituer des noyaux de quelques hommes dans chaque canton ou commune importante. Des noyaux durs furent créés à St Savin, Lussac, Pleumartin, Chauvigny, La Trimouille et L’Isle Jourdain.
Les opérations vers Journet et sur la route de Montmorillon à Bourg-Archambault engendrèrent des déportations.


Maquis Sylvain

54 résistants composaient le maquis à la libération. Ils opérèrent à Journet et sur la route d’Haims à Antigny.


Maquis Le Trèfle

43 résistants homologués à la libération constituaient le maquis. Il est issu de la scission du groupement La Chouette en groupe Jean, groupe Nimbus et groupe Le Trèfle. Formé en août 1944 à proximité de Montmorillon, le maquis Le Trèfle opéra dans le triangle Montmorillon, Chauvigny, Lussac.


Maquis Urbiztondo

Le nommé "Urbiztondo" était interné au camp de Rouillé où il avait constitué un groupe de FFI en vue de préparer l’évasion du camp et le passage à l’action contre l’occupant. L’évasion se fit avec l’aide du Commandant Christian et de ses hommes. Le groupe prit le nom de "14 avril". Mais bien vite, les heurts avec des formations allemandes eurent raison du maquis qui fut dissous.


Maquis Vauquois et Alsace

151 résistants homologués à la libération composaient le maquis sous le commandement du Capitaine de réserve de la classe 1914 Robichon Marcel Félix d’Adriers alias Capitaine Vauquois, commandant du secteur centre du maquis de la Vienne.

"Prisonnier d’Honneur" de l’Olflag 17 à Edelback en Moravie, le capitaine Vauquois revint à Adriers où il fut poursuivi par la Gestapo notamment pour avoir distribué à des collaborateurs locaux notoires 2000 photos du Général De Gaulle portant la mention : "Un jour la France reconnaissante fera appel à lui. Signé Pétain. "

Il fut nommé chef du maquis de la Vienne en juin 1944 et s’installa au Château des Cordeliers à Queaux. Les opérations effectuées sur les communes de Moulismes, Poitiers et Persac furent efficaces mais elles coûtèrent la vie à un homme et en fit déporter un autre.