LECLERC (Maréchal) - DE HAUTECLOCQUE Philippe

samedi 13 décembre 2003 dans Personnalités nationales
Personnalité militaire française qui s’est surtout illustrée en Afrique puis les libérations de Paris, Strasbourg et les combats de la Poche de l’Atlantique.
DE HAUTECLOCQUE Philippe, dit Leclerc. 1902-1947

Né en 1902 à Belloy- Saint-Léonard dans la Somme, entré à St Cyr à 20 ans, sorti officier de cavalerie, il sert d’abord au Maroc.

Il participe aux combats de 1939-1940, blessé en juin. Fait prisonnier, il s’évade, gagne Paris puis décide de rejoindre le général de Gaulle à la suite de l’un de ses discours radiodiffusé.

Il se présente à Londres sous le peudonyme de " Leclerc" afin de ne pas compromettre sa famille en France.

Nommé commandant par le général de Gaulle,il est envoyé au Nigéria pour y préparer le ralliement de l’Afrique équatoriale française, en compagnie de René Pleven, André Parant, et Claude Hettier de Boislambert.

A la suite de ses francs succès en Libye ( conquête de Koufra en mars 1941 et du Fezzanen mars 1942), la "colonne Leclerc" fusionne avec la 8° armée britannique en février 1943 pour former la Force " L" (comme Leclerc).

C’est de cette force qu’est issue la 2° DB ou 2° division blindée en août 1943. Elle complète ses effectifs au Maroc, rallie la 3° armée américiane de Patton en Angleterre, et débarque en Normandie le 1° août 1944.

Il est chargé par le général de Gaulle d’une double mission : combattre aux côtés des Américains, mais aussi libérer Paris. Mission accomplie au prix de combats meurtriers à Alençon et Argentan(plus de 200 morts, 600 blessés) le 25 août 1944, où Leclerc et le chef des Forces françaises de l’Intérieur - Henri Rol- Tanguy- reçoivent la reddition du général von Choltitz. La 2° DB libère ensuite Strasbourg en novembre avant de contribuer à la réduction des poches de l’Atlantique ( Royan...)en avril 1945.

Envoyée en Allemagne elle finit par occuper le "nid d’aigle" d’Hitler à Berchtesgaden.

Source : Revue de la Fondation de la France Libre, n° spécial, septembre 2003, p. 35