
mardi 23 novembre 2004 mis en ligne par Jacques RIGAUD.
A la suite de la formation du maquis Bayard, d’autres maquis s’organisent dans le secteur civraisien.
Les bases sont données par Albert SUIRE, employé PTT à Civray, et Henri BILLET, employé au contrôle économique de Charroux. Sa progression est continue : 10 hommes en 1943, 30 en 1944 et 250 le 5 septembre 1944. Au début, il est composé de réfractaires à proportion de 8 sur 10. Le maquis intervient au Vigeant, à Pressac, à Charroux, à Confolens (16), à Champagné-Saint-Hilaire et à Civray. Les modes d’action sont le sabotage de pylônes électriques, attaque de convois, destruction de bottelleuses. Le maquis échappe à toutes tentatives d’attaque de l’ennemi grâce à de très nombreux déplacements. SUIRE a été appelé à l’Etat-Major du colonel BLONDEL pour organiser les transmissions. Il est remplacé par Henri BILLET.
Le maquis est fondé par André RAFFOUX, alias capitaine "RAF". Au 1er juillet 1944, le maquis compte 70 hommes dont 3 réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire). C’est d’abord un petit groupe en liaison directe avec le capitaine BOURDET. Sa mission consiste à recruter des hommes dans le maquis D3. Il intervient à Pleuville le 4 septembre 1944 où 40 hommes sont faits prisonniers, ainsi qu’à Champagne-Mouton. Une partie des membres a rejoint le maquis Renard à sa création
Le chef d’unité est BERNARD, alias "Renard", après avoir fait partie du mouvement "Combat". Il est arrêté et emprisonné jusqu’en octobre 1943. Rentré à Civray, il fonde son maquis le 6 juillet 1944. Le maquis s’accroît très rapidement : 12 hommes le 6 juillet et 350 le 5 septembre 1944. Son action porte sur les sabotages de la ligne entre Epanvilliers et Couhé-Vérac puis attaque le camp de Champagné-Saint-Hilaire. Le 13 août, on compte 25 morts et 16 prisonniers du côté allemand, 17 morts du côté du maquis. Son terrain d’action est large : Couhé-Vérac, Epanvilliers, Romagne, L’Isle Jourdain et Sommières. L’ffectif monte à 400 hommes grâce à la fusion des maquis "Fernand" et "Raffoux". Après la Libération, il devient le 4è Bataillon du 125è RI.
Avec le maquis D2 Bayard, ces quatre maquis représentaient au moins 200 personnes au départ. A la Libération, le nombre s’élève à plus de 900 volontaires. Les maquis D1, D2, D3 et D4 sont les principaux maquis du groupements D. D’autres maquis se sont formés au sein du groupement D.
Son chef, Joël de CRISENOY, est sous-officier de l’armée d’armistice. Après sa démobilisation, il devient réfractaire et est contacté par le capitaine MUSSO de l’Organisation Civile et Militaire (OCM). Le 27 juillet, de CRISENOY reçoit l’appellation de maquis "Joël" ou maquis "C" du groupement D. Le maquis a recruté dans tous les domaines et passe à l’action : le 3 août à Pleuville ; le 4 août, il se poste en appui du maquis "Adolphe" ; le 7 août, parachutage de 40 containers ; le 25 août, attaque de convoi : 1 canon ; et le 28 août, 3000 litres d’essence. Le 1er juillet 1944, le maquis compte 35 hommes et 160 le 5 septembre 1944.
Le lieutenant COLLIN est à l’origine de ce maquis sous les ordres du général CHOUMEL, alias "Charles Martel". En 1943, des chefs de sizaine sont recrutés. Au 1er janvier 1943, le maquis compte 10 hommes puis 38 au 1er janvier 1944 et enfin 150 au 5 septembre 1944. La tactique principale est l’embuscade sur les colonnes et les convois. L’action a surtout été locale (rayon de 70 km). La zone d’action s’étend sur Pleuville et Le Vigeant. C’est dans cette localité que le maquis a perdu 17 hommes au combat.
Le maquis est fondé par PETIGNAT, alias "Charles" le 1er janvier 1944. Il reste en activité jusqu’au 5 septembre 1944. Les effectifs passent de 20 à 152. Les membres sont surtout des réfractaires et ils sont établis près de Champagné-Saint-Hilaire. Le maquis a reçu 2 parachutages d’armes, un le 1er février et l’autre le 10 août 1944. Il a participé à l’attaque du 13 août à Haras de Champagné ainsi qu’à 4 sabotages sur la ligne Paris-Bordeaux et à la capture de prisonniers.
Originaire de la région du Dorat, le maquis est passé dans la Vienne par parachutage. Les opérations sont assez nombreuses : le 29 juillet à Saint-Rémy-en-Montmorillon ; le 4 août, le maquis "Martial" renforce le maquis "Marcel" ; sabotage de la ligne Paris-Bordeaux à Coureau ; attaque de colonnes allemandes dans la région de Romagne ; succès à Metzaumont, près de Sommières en attaquant un convoi de 7 voitures. Bilan des actions : 48 morts, 13 voitures et un important matériel capturés.
Le maquis est à l’initiative d’André RAFFOUX, dit "RAF", en liaison avec la commandant BOURDET et le capitaine SUIRE, alias "Albert". Au 1er juin 1944, le maquis rassemble 290 hommes ; 296 au 5 septembre 1944 et a perdu 3 membres. Il a surtout attaqué des convois et des colonnes sur les localités de La Combe, d’Adriers, de Leignes et sur la route de Ruffec à Civray où 40 véhicules ont été détruits.