A l'occasion du 50ème anniversaire de la création du Concours National de la Résistance et de la Déportation, la remise des prix aux lauréats nationaux s'est déroulée à l'Elysée.
Ce geste fort de la République est allé droit au coeur des anciens résistants et déportés et permis de rendre un hommage mérité aux candidats qui chaque année, par dizaines de milliers, participent à ce concours ainsi qu'à leurs enseignants qui les accompagnent bénévolement dans leur démarche.
Plus d'informations
A partir du 14 mai 1941, date de la convocation "pour examen de leur situation", dite du "billet vert" qui a expédié plus de 3700 juifs dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers avant leur déportation à AUSCHWITZ, l'occupant allemand, loin de se cacher, n'a cessé de photographier les camps d'internement en France pour les diffuser dans toute l'Europe, impliquant largement la police et la gendarmerie françaises.
Plus d'informations
La remise des prix du Concours National de la Résistance et de la Déportation s'est déroulée le 31 mai à la Préfecture de la Vienne.
Plus d'informations
Samedi 25 et dimanche 26 juin 2011
Les municipalités de Celle l'Evescault, Lusignan, Rouillé et Saint-Sauvant,
L'Association pour la Mémoire de la Résistance, de l'Internement et de la Déportation en pays Mélusin,
L'Amicale des Anciens Internés, Résistants et Patriotes des camps de Châteaubriant, Voves, Rouillé, Aincourt,
Plus d'informations
Ouvert depuis sept ans dans les locaux de la commune de Tercé, le musée de la Seconde Guerre Mondiale dans la Vienne connait un succès grandissant avec un nombre de visiteurs croissant tous les ans. De plus il ne cesse d'enrichir ses collections. Mais il souffre du manque d'espace, à peine plus de 100m2.
Plus d'informations
Cette année, le Concours National de la Résistance et de la Déportation a pour thème Résister dans les camps nazis, sujet à la fois vaste et restreint :
Résister : il faut comprendre ici toutes les résistances possibles
Dans les camps nazis : sont concernés les camps de concentration et d’extermination, sont exclus les camps d’internement, les prisons.
Lire la suite
Je m'appelle Henri Chartier, je suis né le 5 avril 1923 à Vernon, situé à une vingtaine de kilomètres de Poitiers. Après avoir obtenu mon Certificat d’études primaires, j’étais apprenti vendeur en tissus dans un magasin à Poitiers. Je logeais alors chez un oncle et une tante. Suite à la signature de l’armistice en juin 1940, après la défaite de l’armée française, le tracé de la ligne de démarcation coupait le département de la Vienne en deux, notamment ma petite commune natale, Vernon. Tous les quinze jours environ j’allais rendre visite à mes parents qui habitaient toujours Vernon, où ils étaient employés dans la propriété de Mme Orillard, au lieu dit La Ronde, qui se trouvait en zone occupée à 2 kilomètres de la ligne de démarcation.
Lire la suite
Je m'appelle Henri Martin, je suis né le 11 décembre 1921 à Poitiers. Après mon Certificat d’études primaires, j’ai fait deux ans d’apprentissage dans l’alimentaire. Au moment où a éclaté la Seconde Guerre mondiale, j’étais un jeune commis dans une épicerie rue Carnot à Poitiers. En 1941-1942, les réseaux de résistance étaient peu connus, il fallait avoir des relations et être informé pour participer à une action de résistance. Par ailleurs, l'occupant allemand avait besoin de travailleurs pour soutenir son effort de guerre et recrutait en territoire conquis. L'Allemagne sollicita d’abord des volontaires, mais cette demande se solda par un échec. Nous vivions alors dans la crainte d’être raflés par les Allemands, soit parce qu’un acte de résistance avait été commis ou pour nous envoyer travailler en Allemagne. C’est pourquoi, durant l’été 1942, j’ai d’abord décidé de me cacher quelque temps à la campagne, à Saint-Georges-les-Baillargeaux.
Lire la suite
Je m’appelle Huguette Civet, je suis née le 12 mai 1920 à Châtellerault. Jeune fille j’ai toujours souhaité devenir infirmière. Mais à l’époque les études coûtaient cher et ma mère n’avait pas les moyens de me les payer. Au milieu des années 1930 je suis partie rejoindre mon frère à Paris où j’ai trouvé un emploi comme vendeuse dans une épicerie. Le soir je suivais des cours pour apprendre l’anglais et obtenir mon diplôme d’infirmière. Grâce à mon travail, je rencontrais beaucoup de monde, dont des anciens combattants de la Guerre de 14-18, qui m’ont invitée à assister à leurs réunions. Je suis devenue une de leur déléguée et je portais ainsi des convocations pour eux. J’étais choquée par l’esprit pacifiste qui régnait à l’époque en France et qui aveuglait le pays face à la menace qui grandissait en Allemagne nazie. J’étais certaine qu’Hitler allait attaquer la France.
Lire la suite
Alors que l'armée allemande a commencé à quitter la ville de Poitiers depuis le 26 août 1944, Lucien Sommen raconte comment le 5 septembre 1944 des résistants viennent libérer la ville vide de ses occupants. Poitiers est l'exemple d'une ville qui fut donc, et c'est heureux, libérée sans combat. Un Comité Départemental de Libération va être constitué.
Lire la suite